Research activities
Antarctica Ice cap
Calotte Polaire AntarctiqueLes calottes polaires ont un rôle très important dans l'étude du climat, puisqu'elles sont à la fois les archives glaciaires de la Terre et un témoin de l'évolution climatique actuelle.
L'Antarctique est un continent de 14 millions de Km2, représentant environ 30 millions de Km3, soit entre 60 et 80 m du niveau des océans. Chaque année, l'équivalent de 6 mm du niveau des océans (2200 Km3 de neige) se dépose en surface avant d'être évacué parfois quelques centaines de milliers d'année plus tard.
La géométrie de cette masse de glace s'établit en fonction de la capacité de la glace à évacuer la quantité de neige déposée chaque année : face à une altération climatique, la quantité de neige déposée réagit instantanément, l'écoulement de la glace réagit à des échelles de temps de 100 à 100000 ans. A l'heure actuelle la calotte évolue donc en fonction de toutes les variations climatiques ayant eu lieu depuis le dernier cycle climatique jusqu'à maintenant.
Les causes de non stationnarité des calottes polaires sont si nombreuses (variations de taux d'accumulation, du niveau de la mer, de la température, des vitesses des grands glaciers émissaires, instabilité des plates-formes de glace, réponses stochastiques à la variabilité climatique.) que l'Antarctique ne peut pas, mathématiquement, être en équilibre. Par ailleurs, il est très difficile de modéliser toutes les causes de non stationnarité pour évaluer l’état actuel ou l'évolution future.
Dans ce contexte, il est donc important de suivre d'un coté la dynamique et le bilan de masse du continent, et de l'autre de surveiller l'ensemble du système austral afin d'appréhender les forçages subis par le continent.
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L'Antarctique vue par Landsat
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Topographie de l'Antarctique Le relief des calottes est approximativement parabolique comme tout corps plastique reposant sur un socle : de la côte vers le centre, la hauteur augmente et la pente de surface diminue. Sur plus de 1000 Km, la pente est inférieure à quelques mètres par kilomètre. A ce profil parabolique se rajoutent différentes signatures du kilomètre à la centaine de kilomètres. le relief est très marqué par tous les processus dynamiques ou climatologiques, actuels et passés, qui en contrôlent l'évolution.
Même si certaines signatures de la topographie de surface ont été découvertes et partiellement expliquées il y a déjà plusieurs décennies, à la suite des premières expéditions scientifiques, l'altimétrie spatiale en permet de nos jours une description beaucoup plus fine. Les cartes de topographie nous offrent une visualisation de l'effet de certains mécanismes physiques, permettant de quantifier certains mécanismes déjà connus ou d'en découvrir de nouveaux. L'analyse de cette topographie permet par exemple de détecter les nombreux lacs sous-glaciaires et les réseaux hydrologiques qui les relient, de décrire les contraintes longitudinales qui affectent l'écoulement lors de forte transition, comme par exemple autour du lac de Vostok.
Les cartes de topographie servent aussi à initialiser des modèles d'écoulement de la glace ou à les tester. Couplées à un modèle, elles permettent d'estimer les vitesses d'écoulement de la glace et de mettre en évidence les différents bassins de drainage.
Il est encore très difficile d'appréhender la majorité des processus dynamiques et rhéologiques qui ont lieu à la base de la glace. Même l'épaisseur de glace est encore mal connue.
La contrainte de modèle d'écoulement par la topographie issue de la mission ERS nous a déjà permis d'appréhender la rhéologie de la glace et de mettre en évidence certains processus (glissement, anisotropie.). Ces travaux s'appuieront aussi sur les vitesses estimées par interférométrie et sont principalement effectués en collaboration avec des collègues italiens dans le cadre du projet Concordia et des collègues allemands et australiens, sur les glaciers émissaires.
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Carte d'élévation de la calotte Antarctique obtenue à partir de données altimétriques ERS.
Cliquez ici pour obtenir une image pleine résolution.
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Flux de glace sortants Les flux de glace sortants du continent sont encore peu accessibles. Nous développons encore d'autres moyens pour surveiller l'écoulement de glace. L'estimation des vitesses de bilan au moyen des dernières cartes de topographie nous a montré que plus de 80% de l'Antarctique sont drainés par quelques dizaines de glaciers important qui représentent quelques % de la côte et la présence de grands glaciers pénétrant très loin à l'intérieur du continent. Ce sont les glaciers émissaires rapides qu'il faut surveiller avec le plus d'attention par interférométrie. Cette technique permet de détecter la position de la ligne d’échouage (via la différence de marée), là où le glacier décolle du socle rocheux pour flotter sur l'eau, position particulièrement sensible aux conditions climatiques. L'interférométrie permet donc de suivre l'avance ou la retrait de cette ligne.
Ceci fait l'objet de notre implication dans le projet de roue interférométrique du CNES. Par ailleurs, des techniques de corrélation d'images (optique ou radar) viennent compléter la panoplie d'outils de mesure des champs de vitesse d'écoulement. Nous aurons alors le flux d'eaux douces injecté dans l'océan austral et ses anomalies.
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vitesses d'écoulement de la glace en surface obtenue par modélisation le long de la topographie
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Flux de glace entrant Nous utiliseront aussi les mesures Champ de gravité (puis s'améliorant au fur et à mesure de la mission et du cumul des données de GRACE, puis GOCE) pour améliorer la connaissance de l'épaisseur de glace, donc du volume total de glace.
La mission MIMOSA de radar basse fréquence, proposée à l'ESA, résoudra probablement nombres de questions en mesurant notamment l'épaisseur de glace mais surtout en détectant la stratification interne, isochrone permettant une visualisation de l'écoulement en 3D.
Les données ERS sont maintenant traitées en routine, ce qui nous permet l'obtention de près de 10 ans de données homogènes. Cependant, le bilan d'erreur de la neige de l'altimétrie (qq. 10 cm par passage) est important devant le signal recherché (qq. Cm), et les variations d'état de la neige peuvent entraîner des variations d'appréhension de la surface moyenne mesurée par l'altimètre due à la pénétration de l'onde radar dans la neige.
Par ailleurs, une fois un signal détecté, il faut pouvoir l'interpréter en terme d'évolution climatique, c'est-à-dire, être capable de séparer l'effet d'une variation de la dynamique de l'effet d'une variation du forçage atmosphérique. D'un point de vue thématique et technique, il est impératif de suivre simultanément l'évolution temporelle de tous les paramètres géophysiques issus de l'altimétrie (rugosité, extinction par la neige, hauteur).
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carte d'anomalie du champ de pesanteur au dessus de l'Antarctique vue par le satellite GRACE
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Plates-formes de glace qui entourent l'Antarctique. Ces structures caractéristiques sont de grandes plaques de glace d'une épaisseur moyenne de 400 m, rattachées au continent et qui flottent sur l'océan. Les plus grandes, comme celles de Ross ou de Ronne-Filchner sont confinées dans des baies et leur superficie est comparable à celle de la France. En contact avec l'océan et l’atmosphère, les plates-formes répondent probablement plus rapidement au changement climatique que le continent. On peut schématiser leur bilan de masse en considérant 3 flux entrant : la glace arrivant du continent, la neige tombée sur la plate-forme et le regel sous la glace ; et 3 flux sortant : le vêlage d'iceberg, la fonte sous la glace et l'érosion due aux vents catabatiques.
Ces plates-formes sont particulièrement sensibles à toutes variations de leur environnement et la mesure altimétrique y est meilleure qu'ailleurs. En effet, d'un côté ces plates-formes subissent la marée, de l'autre, l'interférométrie permet d'estimer le marnage.
Les vents créent de nombreuses structures à la surface de la neige. Cette rugosité montrent toutes les échelles, quelques centimètres (rides), quelques dizaines de centimètres (sastrugi) à quelques centaines de mètres, (mégadunes). Cette rugosité affecte toutes les mesures de toutes les capteurs et doit être prise en compte car elle est très variable. En revanche, la rugosité à l'échelle de la dizaine de cetimètres crée une anisotropie qui est détectable par diffusiomètre et permet donc d'estimer la direction des vents.
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Image SAR de la surface de l'Antarctique. Le vent créé des ondulations appelés sastrugis.
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Connaissance des propriétés du sous-sol Les ondes radar pénètrent dans la neige car elle est très froide, sèche et peu dense. C'est à la fois une difficulté supplémentaire notamment dans le cas de l'altimètre puiqu'il voit une surface plus basse que la réalité mais c'est un moyen d'extraire de la mesure satellite des informations sur le manteau neigeux, la stratification, taille des grains de neige.
Ces paramètres sont importants car directement reliés aux taux d'accumulation de neige, un des paramètres pertinents les moins connus à l'heure actuelle. Nous essayons actuellement d'extraire ces paramètres avec les observations de l'altimètre bifréquence d'Envisat.
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coupe verticale du manteau neigeux. On observe une stratification horizontale correspondant aux différentes chutes de neige.
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Document Actions
Calotte Antarctique
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Calotte Polaire Antarctique Les calottes polaires ont un rôle très important dans l'étude du climat, puisqu'elles sont à la fois les archives glaciaires de la Terre et un témoin de l'évolution climatique actuelle.
L'Antarctique est un continent de 14 millions de Km2, représentant environ 30 millions de Km3, soit entre 60 et 80 m du niveau des océans. Chaque année, l'équivalent de 6 mm du niveau des océans (2200 Km3 de neige) se dépose en surface avant d'être évacué parfois quelques centaines de milliers d'année plus tard.
La géométrie de cette masse de glace s'établit en fonction de la capacité de la glace à évacuer la quantité de neige déposée chaque année : face à une altération climatique, la quantité de neige déposée réagit instantanément, l'écoulement de la glace réagit à des échelles de temps de 100 à 100000 ans. A l'heure actuelle la calotte évolue donc en fonction de toutes les variations climatiques ayant eu lieu depuis le dernier cycle climatique jusqu'à maintenant.
Les causes de non stationnarité des calottes polaires sont si nombreuses (variations de taux d'accumulation, du niveau de la mer, de la température, des vitesses des grands glaciers émissaires, instabilité des plates-formes de glace, réponses stochastiques à la variabilité climatique.) que l'Antarctique ne peut pas, mathématiquement, être en équilibre. Par ailleurs, il est très difficile de modéliser toutes les causes de non stationnarité pour évaluer l’état actuel ou l'évolution future.
Dans ce contexte, il est donc important de suivre d'un coté la dynamique et le bilan de masse du continent, et de l'autre de surveiller l'ensemble du système austral afin d'appréhender les forçages subis par le continent.
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L'Antarctique vue par Landsat
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Topographie de l'Antarctique Le relief des calottes est approximativement parabolique comme tout corps plastique reposant sur un socle : de la côte vers le centre, la hauteur augmente et la pente de surface diminue. Sur plus de 1000 Km, la pente est inférieure à quelques mètres par kilomètre. A ce profil parabolique se rajoutent différentes signatures du kilomètre à la centaine de kilomètres. le relief est très marqué par tous les processus dynamiques ou climatologiques, actuels et passés, qui en contrôlent l'évolution.
Même si certaines signatures de la topographie de surface ont été découvertes et partiellement expliquées il y a déjà plusieurs décennies, à la suite des premières expéditions scientifiques, l'altimétrie spatiale en permet de nos jours une description beaucoup plus fine. Les cartes de topographie nous offrent une visualisation de l'effet de certains mécanismes physiques, permettant de quantifier certains mécanismes déjà connus ou d'en découvrir de nouveaux. L'analyse de cette topographie permet par exemple de détecter les nombreux lacs sous-glaciaires et les réseaux hydrologiques qui les relient, de décrire les contraintes longitudinales qui affectent l'écoulement lors de forte transition, comme par exemple autour du lac de Vostok.
Les cartes de topographie servent aussi à initialiser des modèles d'écoulement de la glace ou à les tester. Couplées à un modèle, elles permettent d'estimer les vitesses d'écoulement de la glace et de mettre en évidence les différents bassins de drainage.
Il est encore très difficile d'appréhender la majorité des processus dynamiques et rhéologiques qui ont lieu à la base de la glace. Même l'épaisseur de glace est encore mal connue.
La contrainte de modèle d'écoulement par la topographie issue de la mission ERS nous a déjà permis d'appréhender la rhéologie de la glace et de mettre en évidence certains processus (glissement, anisotropie.). Ces travaux s'appuieront aussi sur les vitesses estimées par interférométrie et sont principalement effectués en collaboration avec des collègues italiens dans le cadre du projet Concordia et des collègues allemands et australiens, sur les glaciers émissaires.
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Carte d'élévation de la calotte Antarctique obtenue à partir de données altimétriques ERS. Cliquez ici pour obtenir une image pleine résolution.
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Flux de glace sortants Les flux de glace sortants du continent sont encore peu accessibles. Nous développons encore d'autres moyens pour surveiller l'écoulement de glace. L'estimation des vitesses de bilan au moyen des dernières cartes de topographie nous a montré que plus de 80% de l'Antarctique sont drainés par quelques dizaines de glaciers important qui représentent quelques % de la côte et la présence de grands glaciers pénétrant très loin à l'intérieur du continent. Ce sont les glaciers émissaires rapides qu'il faut surveiller avec le plus d'attention par interférométrie. Cette technique permet de détecter la position de la ligne d’échouage (via la différence de marée), là où le glacier décolle du socle rocheux pour flotter sur l'eau, position particulièrement sensible aux conditions climatiques. L'interférométrie permet donc de suivre l'avance ou la retrait de cette ligne.
Ceci fait l'objet de notre implication dans le projet de roue interférométrique du CNES. Par ailleurs, des techniques de corrélation d'images (optique ou radar) viennent compléter la panoplie d'outils de mesure des champs de vitesse d'écoulement. Nous aurons alors le flux d'eaux douces injecté dans l'océan austral et ses anomalies.
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vitesses d'écoulement de la glace en surface obtenue par modélisation le long de la topographie
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Flux de glace entrant Nous utiliseront aussi les mesures Champ de gravité (puis s'améliorant au fur et à mesure de la mission et du cumul des données de GRACE, puis GOCE) pour améliorer la connaissance de l'épaisseur de glace, donc du volume total de glace.
La mission MIMOSA de radar basse fréquence, proposée à l'ESA, résoudra probablement nombres de questions en mesurant notamment l'épaisseur de glace mais surtout en détectant la stratification interne, isochrone permettant une visualisation de l'écoulement en 3D.
Les données ERS sont maintenant traitées en routine, ce qui nous permet l'obtention de près de 10 ans de données homogènes. Cependant, le bilan d'erreur de la neige de l'altimétrie (qq. 10 cm par passage) est important devant le signal recherché (qq. Cm), et les variations d'état de la neige peuvent entraîner des variations d'appréhension de la surface moyenne mesurée par l'altimètre due à la pénétration de l'onde radar dans la neige.
Par ailleurs, une fois un signal détecté, il faut pouvoir l'interpréter en terme d'évolution climatique, c'est-à-dire, être capable de séparer l'effet d'une variation de la dynamique de l'effet d'une variation du forçage atmosphérique. D'un point de vue thématique et technique, il est impératif de suivre simultanément l'évolution temporelle de tous les paramètres géophysiques issus de l'altimétrie (rugosité, extinction par la neige, hauteur).
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carte d'anomalie du champ de pesanteur au dessus de l'Antarctique vue par le satellite GRACE
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Plates-formes de glace qui entourent l'Antarctique. Ces structures caractéristiques sont de grandes plaques de glace d'une épaisseur moyenne de 400 m, rattachées au continent et qui flottent sur l'océan. Les plus grandes, comme celles de Ross ou de Ronne-Filchner sont confinées dans des baies et leur superficie est comparable à celle de la France. En contact avec l'océan et l’atmosphère, les plates-formes répondent probablement plus rapidement au changement climatique que le continent. On peut schématiser leur bilan de masse en considérant 3 flux entrant : la glace arrivant du continent, la neige tombée sur la plate-forme et le regel sous la glace ; et 3 flux sortant : le vêlage d'iceberg, la fonte sous la glace et l'érosion due aux vents catabatiques.
Ces plates-formes sont particulièrement sensibles à toutes variations de leur environnement et la mesure altimétrique y est meilleure qu'ailleurs. En effet, d'un côté ces plates-formes subissent la marée, de l'autre, l'interférométrie permet d'estimer le marnage.
Les vents créent de nombreuses structures à la surface de la neige. Cette rugosité montrent toutes les échelles, quelques centimètres (rides), quelques dizaines de centimètres (sastrugi) à quelques centaines de mètres, (mégadunes). Cette rugosité affecte toutes les mesures de toutes les capteurs et doit être prise en compte car elle est très variable. En revanche, la rugosité à l'échelle de la dizaine de cetimètres crée une anisotropie qui est détectable par diffusiomètre et permet donc d'estimer la direction des vents.
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Image SAR de la surface de l'Antarctique. Le vent créé des ondulations appelés sastrugis.
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Connaissance des propriétés du sous-sol Les ondes radar pénètrent dans la neige car elle est très froide, sèche et peu dense. C'est à la fois une difficulté supplémentaire notamment dans le cas de l'altimètre puiqu'il voit une surface plus basse que la réalité mais c'est un moyen d'extraire de la mesure satellite des informations sur le manteau neigeux, la stratification, taille des grains de neige.
Ces paramètres sont importants car directement reliés aux taux d'accumulation de neige, un des paramètres pertinents les moins connus à l'heure actuelle. Nous essayons actuellement d'extraire ces paramètres avec les observations de l'altimètre bifréquence d'Envisat.
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coupe verticale du manteau neigeux. On observe une stratification horizontale correspondant aux différentes chutes de neige.
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Austral system
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Le suivi global du système austral passe par l’homogénéisation et le raccordement des mesures altimétriques entre TOPEX-Poseïdon et ERS du courant circumpolaire à l’intérieur du continent qui sont un des objectifs du CTO. L’analyse des mesures altimétriques de l’océan austral est un objectif commun à différentes équipes et réseaux d’observation (CTO, ROSAME). A court terme, nous chercherons à relier le flux d’eau entre le continent et l’océan, l’étendue des glaces de mer, les perturbations atmosphériques entrant sur le continent et les caractéristiques des masses d’eau. A plus long terme, nous espérons relier les différentes échelles temporelles et notamment détecter l’onde circumpolaire Antarctique pour en comprendre l’origine et les impacts. Les glaces de mer ont un rôle important sur le climat par leur effet d’albédo, sur les échanges entre océan et atmosphère et via leur aptitude à stratifier les eaux océaniques. L’estimation de l’épaisseur du manteau neigeux recouvrant les glaces de mer australes, peut donner une indication sur la répartition neigeuse autour du continent, et sa variabilité spatio-temporelle. Par ailleurs de nombreux indices climatiques doivent être suivis comme la position et la taille des polynies ou la durée d’englacement. Les entrées d’air humide et les précipitations associées sur le continent sont très variables et nous développons un modèle stochastique qui prend en compte les caractéristiques dynamiques de l’Antarctique pour modéliser sa réponse à ces fluctuations naturelles. Ainsi, on a 12% de chance que la variabilité du forçage en Antarctique, induise une élévation de la mer, estimée sur 30 ans, comprise entre 0.5 mm/an et 1 mm/an. Ce modèle doit être amélioré, notamment en considérant une variabilité plus réaliste, d’un point de vue temporel, grâce aux mesures issues des carottages (coll. LSCE) et spatial, par des modèles météorologiques (coll. LGGE) ou par le suivi par satellite de l'ensemble de la région australe. |
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Greenland Ice cap
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Le Groenland représente 10 fois moins de glace que l'Antarctique, mais étant sous des latitudes plus clémentes a un cycle annuel correspondant à 1.5 mm/an du niveau des océans et potentiellement plus sensible que celui de l'Antarctique. ERS survole la totalité du continent depuis 1991 et TOPEX survole la partie sud. L'analyse des mesures TOPEX montre que l'appréhension de la dérive de hauteur dépend de la fréquence de l'altimètre ce qui suggère qu'en parallèle à une variation du volume, il y ait une modification de l'état de la neige. ENVISAT permettra de généraliser ses résultats à l'échelle globale de cette calotte. |
profils topographiques mesurés sur le Groenland provenants de données Topex.
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Alpine glaciers
Glacier à lapins
Les altérations climatiques sont une préoccupation majeure du 21ème siècle et les causes et conséquences du réchauffement actuel sont mal cernées. L'élévation consécutive du niveau des mers est aussi un des enjeux scientifiques importants du siècle qui débute. Pour mieux comprendre ces modifications du climat, des études doivent être menées dans différentes régions du globe pour en mesurer l'impact et sa variabilité géographique. Les différents éléments de la cryosphère, glace de mer, lacs gelés, étendue de neige continentale, calottes polaires et glaciers continentaux sont des éléments du système hydrologique, par le stock d'eau qu'ils représentent et climatique par leur albédo élevé qui entraîne une forte rétroaction positive sur le climat. Ils sont aussi d'excellents indicateurs climatologiques. En fonction de la saison, la couverture de ces éléments varie de 7 à 15% de la surface du globe.
Les glaciers de montagne, sont eux des témoins climatiques extrêmement sensibles, des tropiques aux pôles. En effet, les variations morphologiques des glaciers de montagne intègrent à la fois les évolutions climatiques et l'effet de la dynamique de l'écoulement glaciaire. Pour connaître finement l'impact d'un changement climatique sur le glacier et le distinguer de l'effet de la dynamique, c'est vers une modélisation de l'ensemble du glacier qu'il faut s'orienter. Pour cela, il faut rechercher parmi les variables de surface des glaciers mesure des vitesses en surface des glaciers par corrélation d'images SPOT en utilisant images SPOT5 et images d'archives avec le corrélateur d'images MEDICIS. Détermination des changements de volume des glaciers par MNT différentiels calculés à partir d'images satellites. Les résultats déduits des données satellitaires sont comparés à des mesures de terrain et des MNT déduits de photographie aérienne.
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Continental snow
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La neige continentale, recouvre jusqu'à 50 millions de km2 durant l'hiver boréal. Son étendue est mesurée depuis une trentaine d'années avec les séries radiomètriques, en revanche les dates de début ou de fin de saison et l'épaisseur du manteau neigeux sont encore relativement mal estimées. C'est pourtant ces paramètres qui sont les indicateurs climatiques les plus sensibles. Les mesures simultanées, multifréquences et à visée verticale, du radiomètre et de l'altimètre de Topex-Poseïdon permettaient l'estimation de l'épaisseur de neige sans être affectées par les périodes de fonte fréquentes aux changements de saison. En attendant Envisat, dont la couverture spatiale sera plus appropriée, nous pouvons dès maintenant améliorer les climatologies SSMI, et tenter d'appliquer ces premiers résultats à la neige recouvrant les glaces de mer australes. |
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Projects
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Projets dans lesquels l'équipe est impliquée
- Projet CONCORDIA pour mesurer les vitesses d'écoulement de la glace estimées par interférométrie en collaboration avec des collègues Italiens.
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- Projet INTEGRAL: Interferometric Evaluation of Glacier Rheology and Alterations. |
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- Collaboration avec des collègues Allemands (Dresden) sur la mise en place d'une topographie fine sur l'Antarctique par altimétrie radar et avec des collègues Australiens (Université de Hobbart) sur l'étude de la plate-forme de glace de l'Amery.
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Base Internationale Concordia (Antarctica)
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- Projet CRAC pour l'IPY sur l'etude du glacier MERTZ (Antarctique)
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- Mission MIMOSA Mapping of antarctic Ice and MOnitoring of Subsurface Antarctica projet de radar basse fréquence, proposée à l'ESA |
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Vitesse d'écoulement


