Effets des eaux continentales
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Echelle décennale
Dans le cadre d'une collaboration menée avec le Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD/IPSL), une estimation de la contribution des eaux continentales (eaux des sols, eaux de surface, neige) à la hausse du niveau de la mer des 50 dernières années a été calculée à partir des sorties du modèle de surface ORCHIDEE (développé à l'IPSL pour les simulations climatiques). Les résultats obtenus indiquent que (Ngo-Duc et al., 2005b) :
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Sur les 50 dernières années, les stocks d'eaux continentaux ne présentent en moyenne aucune dérive significative, et en ce sens ne contribuent pas à l'élévation à long terme du niveau moyen de la mer.
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En revanche, la contribution des eaux continentales aux fluctuations décennales du niveau de la mer est très importante (qui peut atteindre 2-4 mm sur 10 ans Fig. 1). On a aussi mis en évidence une très forte anticorrélation (de -0,9) entre les oscillations décennales de la contribution des eaux continentales au niveau de la mer et celles de l'expansion thermique des océans. Ce résultat peut s'interpréter de la façon suivante : lorsque l'océan se réchauffe, l'évaporation sur l'océan augmente ainsi que les pécipitations sur les continents. Davantage d'eau est stockée dans les réservoirs continentaux, ce qui crée une baisse du niveau de la mer -et inversement-.
Ces résultats suggèrent que l'état thermique de l'océan a une influence sur le cycle de l'eau continental, avec une rétroaction négative sur le niveau de la mer.
Figure 1 : Contribution des eaux continentales au niveau de la mer pour 1950-2000 , d'apès le modèle ORCHIDEE (Ngo-Duc et al., 2005b).
Echelle interannuelle
Une analyse récente de l'effet des eaux continentales sur le niveau de la mer menée dans l'équipe GOHS à partir des données GRACE estime à 0.2 mm/an cette contribution pour 2003-2006 (Ramillien et al., 2008). La figure 2 ci-dessous présente la contribution (exprimée en ‘hauteur d'eau équivalente ') des grands bassins fluviaux. On note que certains bassins tropicaux contribuent de façon importante au niveau de la mer (Congo, Mississipi, etc.).
Echelle décennale
Dans le cadre d'une collaboration menée avec le Laboratoire de Météorologie Dynamique (LMD/IPSL), une estimation de la contribution des eaux continentales (eaux des sols, eaux de surface, neige) à la hausse du niveau de la mer des 50 dernières années a été calculée à partir des sorties du modèle de surface ORCHIDEE (développé à l'IPSL pour les simulations climatiques). Les résultats obtenus indiquent que (Ngo-Duc et al., 2005b) :
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Sur les 50 dernières années, les stocks d'eaux continentaux ne présentent en moyenne aucune dérive significative, et en ce sens ne contribuent pas à l'élévation à long terme du niveau moyen de la mer.
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En revanche, la contribution des eaux continentales aux fluctuations décennales du niveau de la mer est très importante (qui peut atteindre 2-4 mm sur 10 ans Fig. 1). On a aussi mis en évidence une très forte anticorrélation (de -0,9) entre les oscillations décennales de la contribution des eaux continentales au niveau de la mer et celles de l'expansion thermique des océans. Ce résultat peut s'interpréter de la façon suivante : lorsque l'océan se réchauffe, l'évaporation sur l'océan augmente ainsi que les pécipitations sur les continents. Davantage d'eau est stockée dans les réservoirs continentaux, ce qui crée une baisse du niveau de la mer -et inversement-.
Ces résultats suggèrent que l'état thermique de l'océan a une influence sur le cycle de l'eau continental, avec une rétroaction négative sur le niveau de la mer.
Figure 2 : Contribution des eaux continentales au niveau de la mer pour 2003-2006 , d'apès GRACE (Ramillien et al. 2008). Les pertes d'eau sont en bleu, et les gains d'eau sont en orange.

